L'article :Toute l'équipe était au complet (les deux premiers membres de ce canal qui va bientôt prospérer). e
Le lieu de l'opération : Aubignac. Ce petit village au nord d'allègre de mois de 20 habitants était témoin d'un horreur inomable, au centre du village, derrière un grillage haut de plusieurs dizaines de centimètres, des nains étaient retenus de force contre leurs grès de leurs propres désirs (oui enfermés et retenus debout par des immondes piquets qu'on leur avait planté dans le .... trou de dessous). Après un dernier repérage à H - 5, nous avons repérés deux chiens dans la maison voisine, apparement très excités. C'était le seul obstacle sur notre route. Je projetais de venir par une autre route, il n'y avait donc pas de problème.
Heure H - 30 minutes, départ de ********* (oui je ne doit pas le dire, par souci d'anonima, enfin vous m'avez compris), direction Aubignac. 20 secondes plus tard, demi-tour, on avait oublié la lettre, qui même si faite un peu à l'arrache dans la matinée passé au Puy, était vitale. Le trajet, en pleine nuit, à vélo avec un seul phare, durait environ 5 km. On s'est fait de belles frayeurs avec la lune pointant à travers les arbres de l'épaisse forêt de pins que nous avons traversé. A 500 m du village, on a coupé les feux, posés les vélos et ce qui faisait du bruit, et on est parti à pied, à la jaune lumière de la nouvelle lune et aux flashs des éclairs de ce lointain orage qui frappait la région plus à l'est.. Premier problème qu'on avait pas vu, la maison était sous un lampadaire ... en face, une espèce de gite, avec les fenètre ouvertes, la lumière allumée, mais heureusement les rideaux tirés. En s'approchant, on s'est apperçu que le lampadaire n'éclairait pas directement la maison, en fait c'était un avantage. Cet éclairage impromptu nous a permis d'avancer en voyant où on mettait les pieds, et il plongeait le jardin dans une pénombre propice à des actions furtives ... Heure H, devant la maison. Je donne le sac de voyage vide à J., et essaye les deux portails, et décide, en vu de la configuration des portails peu propice à une ouverture (ils étaient fermés !), je décide de monter sur le muret et d'emjamber le grillage, ouf pile à le bonne taille. 2 cm de plus et ça touchait !! Me voila de l'autre côté. Je descend doucement avant de voir entre le mur et le reste du jardin, un espèce de fossé peu profond avec le fond plus clair. Croyant tout d'abord à un petit étang couvert de lentilles d'eau, je décide de toucher. OUF ! ce n'est qu'une espèce de goudron blanc qui entoure le massif de rose devant lequel je suis ! Je tends la jambe entre les rosiers et fait un petit bond, et une belle empreinte de pas !
J'y était, dans cet espèce de camp de concentration de nains. En sortant de ce massif, non sans y laisser quelques traces suplémentaires de mon passage, je me suis rendu compte que tout était fermé ! Le propriétaire-escalagiste des nains n'était surement pas là. C'est ainsi que tout doucement j'enlevais les nains de leurs piquets, et les donnnais à mon colaborateur posté devant le grillage. A chaque nain, j'avais droit à un "non c'est bon, on y va ..' ou 't'as pas entendu quelqu'un là ??". Au bout du sixième nain, je posait un dernier regard sur les dernières silhouettes, des grenouilles, lapins, bambis, coq et blanche-neige que l'on ne pouvait emporter (déja au deuxième nain J. les posait par terre pour pas faire de bruit). Je passait de l'autre côté, quand le "merde ya quelqu'un", et les voix qui se raprochaient (elles devaient venir de la maison a une centaine de mètre de là), me firent bondir dans les rosiers et sauter par dessus le grillage. De l'autre côté du mur, réalisant que les voix étaient un peu plus distantes, je pris calmement les deux plus gros nains, (un sous chaque bras), J. avait lui deux petits nains dans le sac et deux sous le bras. Quelques mètres plus loin, "la lettre !!". Edgard et José par terre (les deux gros nains), je me dirigeais de nouveau vers la maison, saisit la lettre et la coinçait dans le portail, en évidence pour que les voisins la prennent à la place des esclavagistes absents. Demi-tour, je repris les nains, et nous repartîmes vers nos vélos. Revenant par la route par laquelle nous étion arrivés, à la lisière du bois, nous déposâmes les nains dans la forêt, visibles depuis la route à quelques dizaines de mètres de leur refuge. Et 5km de vélo en pleine nuit dans les bois avec un seul phare avec un parano qu'entend des voitures toutes les 5 minutes, et sans prendre de photos, on avait oublié l'appareil ! De retour à la maison, surprise skippy nous avait suivi !!!
Les photos de skippy (une seule, début de péllicule) vont ètre mises sur le site nimporte.fr.st dès leur développement. Il y aura peut-être une photo des nains libres, si ils n'ont pas été récupérés je vais en faire une, et je vais en profiter pour remettre skippy avec eux.
Voilà, la première remise en liberté de 6 nains (dont un en plastique) par le FLNJ canal Nimportequoi, des émotions forte !
Ant et Jul nimportequoi
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